2021: un début sous les meilleurs auspices pour l’immobilier de prestige

22 mars 2021 - Dans le contexte actuel, il paraît presque honteux de parler de situation favorable. Et pourtant! Dans le secteur de l’immobilier de prestige, force est de constater que la conjoncture est bonne, voire très bonne. Et cela ne concerne pas uniquement les biens situés dans les stations, passablement mis en avant sous couvert de ce besoin de (re)connexion avec la nature, mais bien l’ensemble du secteur.

2021: un début sous les meilleurs auspices pour l’immobilier de prestige

La preuve

Barnes, le spécialiste de l’immobilier de luxe en Suisse, vient de réaliser cinq ventes de biens prestigieux en l’espace de trois semaines seulement, tous localisés en plaine comme nous l’explique Grégory Marchand, directeur général de Barnes Suisse: «Ces transactions exceptionnelles portent sur deux villas pied dans l’eau sur la Riviera et dans la région de Morges, un château, ainsi que deux très belles propriétés situées sur la Rive gauche de Genève. Outre l’évident point commun portant sur la dimension très luxueuse de ces biens, il est intéressant de noter que l’effet Covid que l’on rencontre pour des biens plus «normaux» je dirais, c’est-à-dire ce besoin d’investir dans l’immobilier, est valable aussi sur le segment de prestige. On voit que, pour les ultra-riches comme pour les classes moyennes et supérieures, la pandémie a redistribué les cartes des priorités, le logement (re)devenant une prévalence majeure».

Et si les acheteurs internationaux, la faute au contexte, sont moins présents, les résidents suisses pallient ce manque en achetant plus qu’auparavant, ce que confirme et détaille Grégory Marchand: «Le marché de l’immobilier de prestige – et ce depuis le début de la pandémie – se redessine pour offrir un visage plus «helvético-suisse», avec toutefois une dimension internationale qui imprime encore sa marque! Ainsi, outre les acheteurs résidents suisses devenus majoritaires, on voit également se profiler une nette croissance des investissements depuis l’étranger pour ces biens luxueux. L’un des cinq biens précités a justement été acquis par un Anglais séduit par les vidéos de présentation de très haute qualité réalisées en un temps record pour numériser au mieux nos prestations dans ce contexte».

Comment vendre en temps de Covid?

La question se pose, surtout lorsque l’on parle de biens dont la valeur atteint plusieurs millions de francs. Chez Barnes, la réactivité fut clef afin de mettre à jour des process historiques. Ainsi, le numérique s’est rapidement imposé comme une solution de taille pour les courtiers, qui ont pu se rendre très disponibles grâce à des outils comme Zoom, aidés par des supports numériques tels que des vidéos de présentation ressemblant à de véritables courts-métrages cinématographiques proposant une véritable immersion à 360°C dans la propriété. Outre leur parfaite connaissance du terrain, ils ont ainsi pu rester proches des clients et offrir un service sur mesure en tout point identique à l’original. Ce professionnalisme a autant soutenu la croissance du secteur qu’il lui a permis de se déployer, dans une logique de cercle vertueux profitable, comme son nom l’indique, à toutes les parties prenantes. 

Véritable tendance de fond, ou parenthèse enchantée passagère?

Pour l’expert, certains signes tendent plutôt vers la première hypothèse: «Le levier décisionnel de ces acheteurs étrangers est intéressant à soulever, en ce que son importance semble plutôt faire pencher la balance vers une tendance plutôt de fond qu’éphémère. L’achat, via une projection de surcroît à distance, répond à un réel désir de venir s’installer en Suisse. Plus que jamais, les valeurs de sécurité et de stabilité attribuées au pays séduisent, jusqu’à être déterminantes dans un désir de changement complet de cadre de vie. Chez les résidents suisses, si l’on ne peut parler de vrai «tournant» en termes de conditions de vie, la valeur attribuée à l’immobilier s’est drastiquement renforcée, comme je l’exprimais plus haut. Tout cela combiné fait que le marché de l’immobilier de prestige témoigne d’une croissance très dynamique, depuis près d’un an, sur les biens supérieurs à 10 millions. Et les projections semblent tout aussi optimistes».

Affaire à suivre donc! 

François Berset